Publié le 27.06.2016

En l’espace de quelques années, les Fintech ont redistribué les cartes du jeu bancaire traditionnel et ont suscité un engouement grandissant. Pour se différencier des offres existantes, elles ont tout misé sur le client en s’appropriant les nouveaux usages de consommation induits par le numérique. Mais toutes les Fintech ne sont pas disruptives ! L’étude de Bpifrance Le Lab montre que certaines d’entre elles proposent également des services à destination des banques (B2Bank) pour les accompagner dans leur processus de transformation digitale.   

Fruit d’une collaboration entre Bpifrance Le Lab et Gilles Denoyel, ancien Président des relations institutionnelles internationales du Groupe HSBC en Europe, l’étude « Disrupter la banque pour la sauver » s’appuie sur de nombreux entretiens avec des acteurs de l’écosystème financier (startup, banques, investisseurs, journalistes spécialisés). Elle s’interroge sur l’avenir des Fintech, qu’elles soient disruptives ou collaboratives, et montre que de nombreuses synergies existent avec les acteurs traditionnels du marché, notamment par l’exploitation de la technologie Blockchain.

  • Face aux nouveaux entrants, le danger majeur pour les banques, c’est d’être intermédiées et de perdre la maîtrise de la relation client. Elles pourraient risquer d’être cantonnées à un rôle de gestionnaire à faible valeur ajoutée.
  • Entre compétition et coopération,les Fintech  poussent les banques à se transformer par la « coopétition » ! Elles imposent de nouveaux standards bancaires en offrant à leurs clients des solutions alternatives moins coûteuses et plus personnalisées. Pour rester dans la course, les banques doivent s’adapter et tout miser sur l’expérience client et l’accompagnement. 
  • Malgré les apparences, les « nouveaux entrants » ne sont pas nécessairement des « concurrents ». Certaines Fintech proposent également des services à destination des banques (B2Bank) pour les accompagner dans leur processus de transformation digitale.
  • La réelle concurrence pourrait venir des géants du web américains et chinois, des acteurs de la grande distribution et des télécoms. Ces entreprises qui souhaitent accroitre leur accès aux données des clients disposent de ressources financières considérables et d’une importante base de clients qui facilite l’adoption de nouvelles solutions financières.

Cette concurrence protéiforme a conduit les banques à sortir de l’immobilisme. Elles ont pris conscience de la nécessité pour elles de s’adapter et multiplient les partenariats avec les Fintech  pour accélérer leur transition digitale.